J’ai glissé chef, j’ai glissé !

Ça fait des lustres qu’il est là à s’acharner, des plombes qu’il joue les explorateurs entre clito, seins, vagin, et que je te gratouille, et que je te léchouille et que je te papouille.

Certes, les préliminaires c’est génial, surtout si c’est bien fait (à deux si possible), le faire avec douceur et volupté, un savoir-faire empreint de sensualité, une sensualité empreinte de savoir-faire. Le tout amenant doucement mais sûrement au septième ciel ou au sixième si on n’est pas trop en forme.

Mais là !! Bon le besogneux s’acharne, s’excite tout seul. Je dois faire appel à mon imagination et à toute mon éducation pour ne pas l’envoyer salement balader.

Bon, il fait quoi là ? C’est pas vrai ! Pourquoi, j’ai craqué ?

Ce mec, c’est de la publicité mensongère, un emballage richement décoré mais atrocement vide. Je jette un œil sur la pendule telle une Joséphine sous son Napoléon. Boudiou !! mais c’est que ça dure son truc ! il prépare les J.O. de la baise ou quoi ? Mais y fait quoi là, l’explorateur ?

Quand arrive enfin, l’assaut final, me croirez-vous, je m’entends dire sur le ton gouailleur d’Arletty dans Hôtel du Nord : « Ben alors, c’est à c’theure-ci qu’tu rentres ? »

Stop !! DE-BAN-DADE !!

Une pensée me traverse l’esprit à l’instant précis où l’accès de sincérité est devenu excès de sincérité, tel le Pithivier de la 7ème Compagnie « J’ai glissé Chef, j’ai glissé ».

Le Môssieur s’arrête net, coupé dans son élan, (un coup à se faire une entorse ça), il s’assied, se lève, se rhabille en silence. Il est sorti de mon lit, de ma chambre, de ma vie…

Depuis mes nuits sont paisibles.