Mon âme au Diable

Mon âme au Diable !

 

 

Je l’aurais bien vendue moi, mon âme au Diable, vendue contre un peu de tranquillité, de bonheur, d’amour…

Mais bon, il faut bien admettre que dans un monde où n’importe qui est malfaisant, l’Autre n’achète plus. Inutile, c’est un domaine où la gratuité fait loi.

 

La bêtise aidant, le quidam ne se rend même plus compte qu’il « rase gratis ».

 

Que veux-tu dans ce monde où le mal est dominant, le mâle aussi mais ce n’est pas le sujet, donc tu te dis que la vertu c’était triste mais soyons réaliste, le mal est devenu triste aussi.

Tu as beau envoyer au diable Vauvert le petit père Satan, tu ne vaux rien, tu n’intéresses personne.

N’insiste pas même si tu te donnes, il n’est pas sûr qu’Il en veuille. Tu te rends compte au moins du nombre de tarés qu’il doit déjà gérer ?

Non, ton âme a atteint  le cours le plus bas du marché depuis des millénaires et pourtant des époques pas nettes c’est  pas vraiment ce qui a manqué !

Le prix du marché a tellement baissé qu’on dirait la côte d’un Président dans une république corrompue.

Donc voilà, te voilà bien. Nous voilà fins !

Que faire, l’âme n’a plus la côte et la côte n’a plus d’âme. La solution serait de vendre ton corps.

Ouais ben là non plus, c’est pas gagné.

D’abord, il y a une décote, mâle ou femelle, il vient un temps où tu ne grimpes plus l’échelle des valeurs charnelles, et fatalement, il arrive un jour où c’est toi qui paie…

Et que faire de ton âme corrompue, devenue fétide à force de compromissions, de petites médiocrités, d’actes plus ou moins gratuits, de propos fielleux, ladite âme enfermée dans un corps avachi, vieilli, dans un état d’abandon tel que même toi, tu essaies de le planquer sous des vêtements informes.

Que faire ?

Là cher lecteur, tu es au bord du suicide, tel un employé  de  FT qui a pris au pied de la lettre l’expression : « aller se faire pendre »

Allez on se rassure, l’âme, ton âme n’est peut-être pas tout à fait dans un état proche de l’Enfer.

De toutes façons, à la réflexion, si tu crois vraiment à l’Enfer et que tu veuilles bien réfléchir quelques minutes, donne moi donc la réponse à la question suivante :

« depuis combien de temps une âme a-t-elle des terminaisons nerveuses ? »

Ah tu vois…Y’a vraiment rien qui va mal !

 

 

La Foutogueulocratie !

La foutogueulocratie !

 

On a les indignations qu’on mérite…

 

Depuis plusieurs jours, j’entends, j’écoute, je regarde ébahie, ahurie, la révolte de mes contemporains.

Une révolte que j’aimerais voir plus souvent, un sursaut d’amour-propre dans ce monde de carpettes surendettées !

 

L’horreur fouteubalistique de la main au ballon  qui met le rouge au front de notre suporteurisime nationaleux !!!!

 

L’horreur indicible de la main qui enfreint les règles. Incroyable, du jamais vu, surtout sous Sarko 1er . Son gamin, dans son nouveau job de Conseiller à l’Epad se marre encore des réactions franco-françaises qui lui ont quand même fournies un joli bureau à la Défense (Tiens, c’est vrai ce truc là on n’en parle plus !)

 

Alors qu’on conspue (doucement, sans trop hausser le ton, faudrait pas avoir d’ennuis en plus), les abus en tous genres, je n’entends guère de journalistes ou autres rigolos médiatiques s’insurger contre ces petites vies anéanties, rayées, balayées d’un revers de main par ces grands groupes internationaux soucieux d’exploiter le sous-sol de leur terre qui de fait ne peut plus les nourrir.

 

On compte 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6, un enfant est mort de faim, 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 une femme est morte sous les coups de son compagnon, 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 le vieux brimé et malmené vient d’y passer, 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 les prisonniers torturés sont fusillés, 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 on coupe la main d’un gosse qui a volé un pain, et je compte et je recompte. Et j’attends vos indignations, vos hurlements, vos cris de révolte.

La seule chose qui soit assourdissante en ce bas monde c’est le silence qui entoure ces crimes, tous coupables de non assistance à personnes en danger.

 

Depuis combien de temps t’es-tu habitué à l’innommable ?

 

Alors tes histoires de main au ballon, dis-toi bien que la honte n’est que sur toi qui hurles pour couvrir le cri d’agonie des innocents martyrs.