Un grand vide…

<!– /* Font Definitions */ @font-face {font-family:Verdana; panose-1:2 11 6 4 3 5 4 4 2 4; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:swiss; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:536871559 0 0 0 415 0;} /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent: » »; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family: »Times New Roman »; mso-fareast-font-family: »Times New Roman »;}p.MsoFooter, li.MsoFooter, div.MsoFooter {margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; tab-stops:center 8.0cm right 16.0cm; font-size:12.0pt; font-family: »Times New Roman »; mso-fareast-font-family: »Times New Roman »;}@page Section1 {size:595.3pt 841.9pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:35.4pt; mso-footer-margin:35.4pt; mso-paper-source:0;}div.Section1 {page:Section1;}–>

Un grand vide…

On vit une époque redoutable. Tout peut arriver, tout peut s’avérer dangereux. Tout, même les instants de bonheur fou, de joie intégrale. Tout !

Si j’en crois ma dernière mésaventure, je peux même affirmer que le Sort existe, que le Sort est, puisqu’il s’acharne.

L’autre jour, lecteur attentif, l’autre jour donc, je vais chez le coiffeur (dingue ! quelle info ! mais quelle aventure me direz-vous ! ce a quoi je te réponds lecteur dissipé : la ferme c’est moi qui raconte !).

Non, ce que je narre ici est beaucoup plus insolite, cruel, désespérant.

Bref, je suis naturellement pourvue (dépourvue serait peut-être mieux adapté), d’une chevelure, euh… qui tient plus du poil ramassé à la hâte et déversé à tout va, qu’à la toison de rêve des mannequins vantant les produits capillaires.

Tout ça m’amène à la  coupe spéciale, « j’fais semblant d’avoir du poil sur le caillou ».
Donc, cheveux mouillés, assise devant un jeu de miroirs me renvoyant, sous une lumière blafarde, l’image terrifiante d’une femme vieillissante et tristounette ;
je regarde la jeune coiffeuse virevolter afin d’opérer une transformation radicale à grands coups de ciseaux, de gestes précis, d’un savoir-faire récent mais évident.

 Lorsque soudain, le gars efféminé derrière le comptoir s’exclame : « Claire, viens voir, ton mec te demande en mariage ! ».

 Le « quoi !!!!!! » précédé d’un bond et d’un geste impromptu m’a laissée aussi abasourdie  que la jeune demoiselle.

La joie a laissé place à la suspicion, c’est bien lui qui a rédigé ce mail ? (oui aujourd’hui on épouse par mail et on rompt par sms), C’est pas une blague ? J’étais peinée pour elle et aussi pour moi.

Pour elle, parce que l’époque est tellement cruelle qu’elle s’est posée cette question, pour s’en poser beaucoup d’autres moins gaies encore. Et pour moi, l’échappée belle et l’envolée lyrique de sa paire de ciseaux ont laissé un grand vide sur la hauteur de mon crâne. Tu vois celle qui va de la frange à la verticale de l’oreille ? Un grand vide….

 

 

2 commentaires sur “Un grand vide…

  1. Ha la la, il t’en arrive toujours des histoires de dingues à toi, bonne année ma belle, je t’embrasse très très fort !!

    J'aime

  2. Génial, tu écris aussi bien que tu racontes à l’oral, je sens que je vais devenir une groupie de ton blog !
    Bisous

    J'aime

Les commentaires sont fermés.